(En l'honneur des défilés parisiens Automne-Hiver 2013-2014)
mercredi 27 février 2013
BRÈVES DE MODE
(en l'honneur des défilés parisiens Automne-Hiver 2013-2014)
lundi 25 février 2013
(Histoire d'une rencontre)
Le message, le dernier verre, la nuit ensemble,
puis les cigarettes après l'amour.
dimanche 24 février 2013
Sol LeWitt
Buried Cube Containing an Object of Importance
But Little Value, 1968
Ce document photographique, œuvre de Sol LeWitt, est présenté à la galerie Yvon Lambert, dans le cadre de l'exposition de groupe A Stone Left Unturned, jusqu'au 9 mars. Dans le jardin de collectionneurs néerlandais, l'artiste américain enterre en souriant l'art minimal, pourtant si fringant. Il immortalise l'instant, et bien plus que ça. Cette saynète en neuf moments autour d'une mystérieuse nécessité d'enfouissement, je rêverais de la voir se reproduire plus souvent. Ménager la vie des choses et des idées, leur potentiel et leur force, en les éloignant de la lumière, en anticipant leur dernier soupir. Pour qu'elles se régénèrent en silence, comme des bulbes dans un ventre nourricier. Une mise en bière pour lutter contre l'ivresse absurde du commentaire, de l'information, du quart d'heure de gloire. L'ombre plutôt que l'insolation, le silence plutôt que l'acouphène. Il ne reste plus qu'à trouver le site idéal, la motte parfaite et le creux douillet.
jeudi 21 février 2013
Avoir froid, conjugaison J'ai le moral à zéro Tu as des pensées négatives Il/Elle souffre d'une dépression hivernale Nous prenons des antibiotiques Vous êtes en dessous des normales saisonnières Ils/Elles ne voient pas le bout du verglas
mercredi 20 février 2013
Jour de la Sainte Aimée
Ou l'occasion rêvée
De se remettre enfin
de la Saint Gabin.
lundi 18 février 2013
Je pense à réhabiliter le cheval. Dans la pénombre, pour m'aider à aborder la nuit, il évince déjà le mouton. Je ne lui ferai pas l'affront de l'intercaler entre deux ovins lainés, non, il saute l'obstacle seul, en majesté, crinière au vent, pour me bercer. Je l'imagine aussi à nouveau avec son écuyère pour un tour de piste circulaire, et non avec une cuillère pour venir à bout d'un plat de gratin rectangulaire. Je le vois avec Bartabas lors d'une représentation équestre le magnifiant, et non dans la supérette en face du bar-tabac, au fond d'un présentoir surgelé le méprisant. Il évoluera toujours à mes yeux dans un pré à la terre argileuse, sablonneuse ou sur un sol calcaire, et ne pataugera plus jamais dans le minerai. Je tiens à son allure dans l'écrin de l'hippodrome et à la fierté de son jockey, qui n'a rien à voir avec ce dessert lacté qui conclut parfois le dîner tristement calibré par les grandes enseignes. Voilà ton blason redoré, palefroi. Sois sympa, la prochaine fois, présente-moi ton cavalier.