mercredi 15 mai 2013

Tapis Rogue • 1
The Great Gatsby - Baz Luhrmann


Bon. Mia et Robert ont dû chausser des lunettes 3D pour visionner ce nouvel opus fitzgeraldien, qui se déroule sans eux, 39 ans après leur performance. Ils font un peu la moue à cause de la monture, si peu seyante, qui comprime l'os du nez et la coiffure. Peut-être à cause du film aussi. 
En plus, la star ne s'appelle plus Gatsby mais Jay. 
Car le héros dicapriapique, Jay Gatsby, et le mari de Beyoncé, Jay-Z, qui signe la bande originale de cette production Warner bros., affichent la tendance nominale, celle du XXIe siècle.
Et rien n'est trop beau pour Jay le Magnifique. Fontaines à champagne, fêtes extravagantes, manucures lana del rey, bijoux Tiffany&Co, tours en décapotable, robes Prada. Une certaine vision de l'opulence boursouflée... par la 3D. Ou du gatsbyllage...
Dernière minute : Leonardo séjournera à l'Eden Roc, comme Scotty en son temps. 

mardi 14 mai 2013

Salivez !

Dès demain, à l'occasion du Festival de Cannes 2013, 
onsyecriera propose une spéciale Tapis Rogue 
ou Comment parler des films qu'on n'a pas vus. 


dimanche 12 mai 2013

Ode à la mangue offerte,
dont la lumière irradie l'étal vide du primeur.
Bijou oublié, festin délaissé, 
méritant la bouche, elle n'aura que l'égout. 

jeudi 9 mai 2013


Partialisme : États généraux
Aujourd'hui : la main, ce fol astre









(source : maudit)

lundi 6 mai 2013


Un seul vœu formulé dans la nuit aigrelette
Celui de maintenir intact le charme de l'aigrette.

vendredi 3 mai 2013


Je n'avais pas tout dit. Omettant par pudeur, et par peur surtout, certains aspects de notre rapprochement. Ma peau contre son battant. 
Mais voilà, ce matin nous avons eu des mots. Des affaires m'appartenant furent négligemment jetées sur le pavé, mon linge jonchait le sol. Et pas toujours les articles les plus glorieux.
Qu'avais-je en tête aussi ? 
S'enticher d'une porte, autant parler à un mur. Ça n'a pas marché.
Je l'ai vue chrysalide, je la quitte sans connaître le papillon qu'elle deviendra. 
Un jour, peut-être, la croiserais-je à nouveau, céruléenne, marine, turquoise, outremer ou klein.
J'arborerais alors la fierté de l'évincée. Une nymphe, après tout, n'est qu'une larve camouflée.

mercredi 1 mai 2013


J'aime cette porte. C'est un flirt. Après deux jours sans nouvelles, elle me manque, je dois l'avouer et il me faut la visiter. J'immortalise alors notre rencontre par une (mauvaise) photographie. Elle m'attend aussi, je le sais, j'en veux pour preuve la manière dont aujourd'hui elle s'est apprêtée. Je suis touchée par ses attentions. Le hasard l'a mise sur ma route, je l'en remercie. Je ne veux rien savoir de ses fréquentations, je ne connais pas son code, notre relation est platonique. La voir me suffit. J'entame donc une relation avec une porte. L'évolution en temps réel de sa plastique est un spectacle toujours reconduit, qui produit le même effet que la redécouverte au matin d'un visage chéri. J'ai appris à aimer ses bleus, ses façons muettes, son air buté. Je sais bien que quelqu'un d'autre que moi touche son bois, panse ses plaies, la prépare à un avenir couleur ciel. Je ne suis pas jalouse. J'accepte qu'elle m'échappe et je sais sa métamorphose imminente.