mercredi 22 mai 2013

Tapis Rogue • 8
Only god forgives - Nicolas Winding Refn

"Bonjour à tous, je ne peux pas croire que je ne suis pas à Cannes avec vous, j'espérais venir, mais je suis en ce moment dans le quotidien de ma propre vie à Paris. Vous me manquez tous, et le cinéma, mon ami, nous sommes vraiment les mêmes, simplement dans des univers différents, mais je t'envoie des bonnes blondes. Je suis avec vous tous aujourd'hui, Adèle, Jimmy, Les Salauds, Michael, que le cinéma vous hérisse."

(Lettre de regret, librement inspirée de celle lue par Thierry Frémaux, Délégué Général du Festival, à la demande de Ryan Gosling, qui n'a pas pu être présent à Cannes.)

mardi 21 mai 2013

Tapis Rogue • 7
Les Salauds - Claire Denis

Grâce à Claire Denis, retrouver l'acteur Michel Subor. 
Un motif suffisant pour aimer aveuglément Les Salauds.

 Michel Subor dans Le petit soldat de Jean-Luc Godard (1963)

lundi 20 mai 2013

Tapis Rogue • 6
As I Lay Dying - James Franco

Être tenté d'aller voir As I Lay Dying.
Mais attention.
Pas le groupe de metalcore originaire de San Diego. 
Bel et bien, le film réalisé par James Franco. 
En attendant de connaître le goût de Bukowski.
Mais attention. 
Pas le restaurant grill londonien.
Son dernier film, dont la sortie est prévue l'an prochain.

dimanche 19 mai 2013

Tapis Rogue • 5
Inside Llweyn Davis - Joel et Ethan Coen

Dimanche, jour du shampooing. Saluons aujourd'hui les rôles de composition capillaire, à commencer par le brun corbeau du nouveau Coen (porté par Carey Mulligan). Le Festival propose un véritable casting de colorations, et l'on se demande pourquoi l'un de ses sponsors officiels, "Leader mondial de la beauté", n'en fait pas une collection limitée... dont voici quelques références : le blond accroche cœur (Carey Mulligan dans Gatsby), le bleu bleaché (Léa Seydoux dans La vie d'Adèle), le blond nucléaire (Léa Seydoux dans Grand Central), le chocolat noir 70 (Michael Douglas dans Behind the Candelabra) et son complice, le miel 70 (de Matt Damon), l'extension paille (Tilda Swinton dans Only the lovers left alive), la racine Vénus (Emmanuelle Seigner dans La Vénus à la fourrure), le cougar vengeur (Kristin Scott Thomas dans Only god forgives). 

samedi 18 mai 2013

Tapis Rogue • 4
Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des Plaines) - 
Arnaud Desplechin

Adaptation d'un essai de l'ethnopsychiatre Georges Devereux, Psychothérapie d'un indien des plaines, datant de 1951, ce Jimmy P., tout de même plus facile à dire au moment d'acheter son billet en caisse (la sortie est prévue pour septembre), relate le moment d'une cure et la relation entre ledit psychanalyste, praticien isolé (Mathieu Amalric), et son patient, Jimmy Picard, un indien un peu paumé, un peu névrosé (Benicio Del Toro). Soit une rencontre entre deux hommes. Ce P. pour Picard, qui n'est pas dit, m'amène pourtant sur la piste surgelée, éloignée à tort. Un artiste non professionnel, Marco Decorpeliada, a ainsi imaginé, avec les Schizomètres, un lien entre les codes attribués aux désordres mentaux dans la bible des troubles psychiatriques, le DSM IV (le DSM V vient d'ailleurs d'être édité), et ceux des produits référencés dans le catalogue Picard. Ce qui donne : 20.1 Schizophrénie type catatonique continue - 20.1 Crevettes roses entières cuites. Ou encore : 42.0 Trouble obsessionnel compulsif - 42.0  Carottes en bâtonnets cuites vapeur. etc.
Si jamais les discussions s'enveniment sur le cas Desplechin lors de la sortie du film, il est toujours possible de dégainer cette anecdote. Ah, sinon, Georges Devereux a également écrit Baubo, la vulve mythique (éditions Payot).

vendredi 17 mai 2013

Tapis Rogue • 3 
L'inconnu du lac - Alain Guiraudie 


Je sais qui il est.
Cet objet de fascination, balèze et moustachu.   
Remontant un fil imaginaire jusqu'à cet article de la Dépêche du Midi datant du 1er septembre 2009, j'en sais plus désormais sur celui qui habite les eaux du lac, et sur le plaisir qu'ils procurent aux hommes qui souhaitent le posséder. On le nomme le silure. 



jeudi 16 mai 2013

Tapis Rogue • 2
The Bling Ring - Sofia Coppola


 Le titre du dernier Sofia Coppola sonne bien. 
Mais j'en propose un autre : The Blind Rind. L'épluchure aveugle.
Comme le film ouvre la section Un Certain Regard, pourquoi pas.
Et il me semble qu'il dit bien aussi une forme de déchet contemporain, 
sujet de cette fiction inspirée d'un fait réel : 
de jeunes gens dévalisent de riches villas de socialites, 
sachant tout de leurs faits et gestes grâce au réseaux sociaux.
Une affiche teaser, en bonus.