jeudi 15 octobre 2015


couette depardieu
bonnet farrow
gants clémenti
cheminée chabrol
froid cassavetes 
gris hitchcock
manteau welles
laine duras

mardi 13 octobre 2015


tour du globe 
mon œil 
hémisphère myope

je monde 
tu pays
nous nous terrons

incontinent
en sale état
est l'ici-bas

jeudi 8 octobre 2015


Le temps s'écroule.
Dans le sens des anguilles d'une montre.

Comme voulez-vous alors. 
Qu'il ne m'échappe pas.


mardi 6 octobre 2015


Fermer le robinet

Mettre une marinière. Jamais fait ça. Mais l'enfiler pour saluer l'inauguration au Havre du plus gros porte-conteneurs au monde. Jamais vu le Havre. Mais y aller pour ce fleuron français. Jamais été made in france. Jamais navigué. Mais monter à bord pour voir le monument. Jamais saluer un équipage. Accrocher la marinière en montant un escalier suspendu dans l'immensité. Penser à la chemise arrachée du gars d'Air France qui a fait le tour du monde sans passer par la mer, pas comme ce Bougainville qui donne son nom à ce géant. Préférer les bougainvilliers. On dit qu'ils sont liés, mais ils ne poussent pas au Havre qui n'est pas dans une région chaude à ce que je sais. Ne jamais écouter ceux qui parlent de microclimat. Ne pas penser à la COP21. Vouloir repeindre en rose bougainville tout le bateau. Pensez aux actions de Greenpeace. Toute cette flotte autour de moi. Fermer le robinet.

lundi 5 octobre 2015


les pages de mon livre 
sont en papier de verre
l'écran de mon mobile
est en mille morceaux
et mes doigts rouge sang

samedi 3 octobre 2015


Geste inconnu au bataillon
Rire non répertorié
Organe jamais rencontré
Pas sur la liste désolé
Votre calocipé 
Sur une vieille planche d'illustrations
Nous chercherons 
Mais dépêchons
Notre consigne
pour le moment
et d'ignorer 
ce qui surprend.

jeudi 1 octobre 2015


Octobre bouge

Nouveau mois toujours le dixième alors je m'en vais lui chercher un autre temps, d'autres manières, un visage différent, l'appeler violette ou crustacé, le vivre autrement, le toiletter, le promener loin pour m'épargner les conversations toutes canines dehors, pour éviter de croiser la silhouette novembre et, collée à son train, la fin damnée.