jeudi 5 juin 2014


C'est profond c'est immense
Brillant et flou si vaste
Le tout a la douceur d'un gant
Peut-être le ciel étoilé
Une couche brumeuse
On perce des nuages
Ah la planète Terre
De l'eau des continents c'est nous
On se dirige trop vite vers l'étendue bleue dirait-on 
Mais non on rétablit le cap une illusion
Des montagnes une forêt
Ah une zone d'habitation 
Qui a l'air un peu ridicule en fait
Beaucoup de voitures trop vraiment
Des rues comme des enclos
Des maisons comme des niches
Des pelouses paillassons
Et voilà c'est ici terminus
Ah déjà ah tant pis
Désolé c'est comme ça
Tu n'es pas l'homme canon
Et le siège éjectable, pas encore une option.

mardi 3 juin 2014



Computer love



Et ils se grimpent dessus, de jour comme de nuit, 
coques et bits confondus, 
dépassant allègrement la ligne jaune de la bienséance.

lundi 2 juin 2014


Un jour, le faire

Quand le film commence, et surtout s'il est américain, je me fais souvent la même réflexion : pourquoi donc les animations et logos des studios et sociétés de production qui ouvrent le bal des images sont-ils si ringards ? J'envisage de les rassembler un jour dans un corpus exhaustif pour révéler au monde l'indigence du truc. Et si cela ne suffit pas, j'enverrais ce bout à bout dans une enveloppe spéciale spatio-temporelle pour faire savoir aux autres galaxies le danger encouru par le cinéma terrien. 

vendredi 30 mai 2014


Techniques dissuasives

Il commence par passer du Mozart pour éloigner de ses fenêtres des dealers peu mélomanes.
Il propose ensuite à une femme avec laquelle il n'imagine aucune perspective d'aller voir le Godard en 3D. 
En sortant du cinéma, il est intarissable sur Adieu au langage alors qu'elle reste silencieuse.
Ils décident tout de même de dîner ensemble et la carte l'oriente sur un sauté de dinde. Elle prend du porc. 
Il finit par fumer un habano et alors.
Il rentre seul. 

mardi 27 mai 2014


Il était une fois 

Péril en la demeure, fiasco chez l'électeur, messageries sans facteur, foule dans le collimateur, labeur et manque de beurre, des perdants un vainqueur, un grand vide intérieur, repentir chez le trader, tristesse en chaque noceur, mauvaise et bonne humeur, les mêmes secondes chaque heure, des chocolats d'ambassadeur, plus de mal que de peur, petite vertu chez les sœurs, un excès de tiédeur, du sel dans les pleurs et ton cœur au freezer. 

jeudi 22 mai 2014

Lui !

Il plonge un sabre dans sa gorge ! 
Il étend une machine de blanc !
Il regarde le soleil en face !
Il lit chaque nom au générique ! 
Il trace un rond avec son sang ! 
Il use des raccourcis clavier ! 
Il sait toujours où est Waldo ! 
Il observe la nuit passer ! 
Il dit merci il dit pardon !
Il ne craint pas le ridicule ! 
Il nage au milieu des requins !
Il n'a que de rares cheveux blancs !